Au Québec, depuis 1995, le nombre de groupes de cuisine collective est passé de 500 à 1 400. «Une portion de soupe coûte 0,20$», note Annie Bahl, animatrice d'un groupe de cuisine à Saint-Hubert. Sa Bouffe du carrefour est située dans un sous-sol de HLM. «Les banques alimentaires manquent de nourriture en ce moment, explique-t-elle. Ça nous amène une nouvelle clientèle et c'est aussi bien pour eux, puisqu'on est plus qu'un simple service de dépannage.»
La Bouffe du carrefour reçoit des denrées de Moisson Rive-Sud, ce qui permet à Annie Bahl de faire des miracles avec pas grand-chose. D'arriver à mettre des légumes dans une recette, sans augmenter le coût et sans sacrifier le goût.
Dans ses ateliers traditionnels, Annie Bahl arrive à ramener le coût de chaque plat à 1,00$. Elle a aussi des groupes de cuisine végétarienne, particulièrement populaires auprès des personnes retraitées. Et des ateliers pour les déficients intellectuels, pour qu'ils puissent découvrir les plaisirs de la cuisine. À l'été, avec des paniers bio, le service ajoutera certainement de la cuisine biologique le samedi après-midi, ce qui permettra aux gens qui travaillent et qui peuvent débourser un peu plus pour leur alimentation de bénéficier aussi de ces corvées de groupe.
Lire l'article complet de Stéphanie Bérubé publié dans La Presse du 25 mars 2009. Téléchargez aussi Le Québec dans mon assiette! publié par le Regroupement des cuisines collectives du Québec dans le cadre de la Journée nationale des cuisines collectives du 26 mars.
